Lundi 31 janvier 2005 1 31 /01 /Jan /2005 15:25

Il suffit d'une lettre en moins pour comprendre que ces histoires ne sont pas sans conséquences.

 (...) Il ne m'aime pas comme il faut. Il m'aime comme un fau-ve, un faux voeux. Il a fait le voeux du faux (...)

 Alice ne sait pas mentir et pourtant, elle ne dévoilera jamais sa véritable identité.

 

 

 

 

 

 Elle est donc une femme qui n'existe pas, comme un nom sur une pierre tombale.

 L'écrivain ne saisira d'elle qu'une fausse identité.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Lorsque le dermatologue lui demande à son tour de lui dévoiler son nom, elle lui crie son vrai nom mais il ne la croit pas. Elle ne veut pas de son argent même pour crier son faux nom.

Lui ne reconnait pas sa singularité (elle s'appelle Jane) mais c'est aussi la femme éternelle que l'on ne saisit pas, le mirage, l'illusion, La Femme, comme si elle les englobait toutes, la femme poupée, la femme objet, la femme du fantasme. Ce sera effectivement toujours une autre dans la mémoire au masculin, celle que l'on imagine dans ses rêves et qui peut s'appeler de tous les noms de la terre. Cela n'a pas d'importance pourvu qu'elle tienne son rôle d'amante.

  L'écrivain aime une illusion et l'appelle sa muse. Tout ce qui lui importe, c'est qu'elle ne cesse pas de l'être pour lui, lointaine et détachée de la réalité, mais cependant coeur et ame accrochés à lui et lui-seul. Quand il perd la poupée, il perd une belle pensée mais rien de plus...

    

 

 

 

 

 

 

 

  

Par babcat - Publié dans : nos films
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